#pseudojournal
C'est le jaune qui m'a attiré. Puis le rayon du soleil qui se couchait dessus. J'ai remonté la lanière de mon sac, on aurait dit que mon épaule portait une tonne. Je me suis approchée. J'ai pris la photo quand mes yeux, plus loin, ont aperçu le violet. Je me suis rapprochée, accroupie pour immortaliser ce petit bout de fleurs. J'ai marché jusqu'au parking. Le nez en l'air, le ciel faisait printemps. Sur la route en sortant, je les ai vu les arbres. Alors, je me suis garée sur le côté. Les couleurs éclatent. Il y avait une tourterelle, et des rires dans la rue. C'est les mains vides et le cœur un peu adoucit que je suis repartie. Je ne sais plus quelle était la couleur de ses yeux. Peut-être très noisettes, frôlant un marron profond. Je me souviens surtout de ce regard fixe, légèrement désapprobateur. Après, je ne sais plus.
M@claire© Droits Réservés



après vous aviez dans les yeux le souvenir
RépondreSupprimer@Brigetoun oui... un souvenir... c'est bien aussi...je pense... Merci
SupprimerElle est debout sur mes paupières
RépondreSupprimerEt ses cheveux sont dans les miens,
Elle a la forme de mes mains,
Elle a la couleur de mes yeux,
Elle s'engloutit dans mon ombre
Comme une pierre sur le ciel.
Elle a toujours les yeux ouverts
Et ne me laisse pas dormir.
Ses rêves en pleine lumière
Font s'évaporer les soleils,
Me font rire, pleurer et rire,
Paul Eluard (1926)
Parler sans avoir rien à dire
@Aramis, ah bien évidement si vous y mêlez Paul... holalala quel bel écho ! Merciii on ne se lasse pas de ce poème c'est clair!
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