On dirait que dehors les maisons sont désertées, volets baissés, parfois encore ou déjà ouverts, qu'en sait-on? La vie n'est là qu'un instant, le temps du regard posé sur l'extérieur. Le brouillard d'hier semble s'être évadé. Je cherche à saisir le roux des feuilles qui harcèlent les trottoirs dans un semblant de campagne.
Il m'arrive de penser que savoir d'où l'on vient ralentit la lumière, celle vers laquelle on marche.
Quelque part l'espoir se mutine, il temps de rentrer pour retrouver la douceur et éviter ce qui la saccade constamment.
Je vais allumer le chauffage, plonger mes paumes dans la farine, confectionner un gâteau, bien plus tard, j'ouvrirais un cahier pour y glisser les mots, le chat me donnera audience dans ce jour mi-gris mi-clair.
M@claire © Droits Réservés
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