Il est dimanche, veille de rentrée scolaire. A l’aube naissante, le chat s’est glissé tout ronronnant auprès de moi, le nez frais, l’œil alerte, cherchant câlins et douceur.
La nuit me fut réparatrice, j’ai lu, bien lu et puis j'ai dormi, j'ai dormi longtemps, j'ai bien dormi.
L'air est frais, il bruine, comme un jour de Toussaint, ainsi le ciel nous invite à prendre soin de ce temps qui file si grand, un peu d'automne qui s’invite. Un léger brouillard de pluie sur les toits des maisons en face, les tourterelles ne chantent pas, les derniers œillets de poètes se sont fanés, l’olivier respire enfin. J'entends le murmure des avions qui prennent leur chemin, retour et départ, le monde nomade.
Je range mes yaourts, ils se sont faits dans la nuit, une compote de prune va m'occuper un peu, puis quelques plats à cuisiner d’avance pour la semaine, et les haricots verts et les courgettes à faire pour congeler. Je fais mon écureuil, j’aime composer avec les saisons, tout me ramène à mon enfance dans ces gestes, ma grand-mère et son potager ne sont jamais très loin.
Ma vie simple, calme, le chat allongé près de moi. Je suis dans l'insouciant du jour qui s'ouvre. Tout à l’heure, après avoir étendu le linge, je lirais, un peu, je rêverais, beaucoup.
J’aime ces chemins vagabonds, ces voyages immobiles, tous les liens qui tricotent des ponts entre ma vie et mes vies.
M@claire © Droits Réservés
M@claire © Droits Réservés



quel plaisir de vous lire et vous imaginer
RépondreSupprimer@Brigetoun merciiii amie
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