Du loin d'où je suis toute ensommeillée encore
Derrière le rideau d'encens qui monte de mon café
Je sais la rosée sur la mousse les bois qui enchantent
Le chemin vieux de boue les feuilles mortes disséminées
Le ventre du champignon
Le crocus qui hiberne
Le silence
Et le souffle hivernal du jour qui commence
J'irai mettre mes pas dans ce calme
Pour ne pas avoir à dire ce qui me ploie
Ce qui se perd en moi et me fait vieillir
Comme un aveu inapaisé
M@claire© Texte et Photo Droits Réservés



RépondreSupprimerLe silence
Le silence uni de l'hiver
est remplacé dans l'air
par un silence à ramage ;
chaque voix qui accourt
y ajoute un contour,
y parfait une image.
Et tout cela n'est que le fond
de ce qui serait l'action
de notre coeur qui surpasse
le multiple dessin
de ce silence plein
d'inexprimable audace.
— Rainer Maria Rilke,
(Vergers)
@Aramais merveille ! mercii
SupprimerDans l'éclat de vos conquêtes
RépondreSupprimerSi votre coeur s'est donné,
Triste et fier au sein des fêtes,
N'a-t-il jamais frissonné ?
La plus tendre, ou la plus belle,
Aiment-elles sans souffrir ?
On meurt pour un infidèle :
Je ne voulais pas mourir.
Marceline Desbordes-Valmore. (un aveu inapaisé...)
@Aramis joli rebond !
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