mercredi 18 octobre 2017



Il va falloir rentrer les pots à fleurs, les géraniums ont fané, il va faire froid les nuits prochaines. Il faudra se résoudre à l'hiver à venir. Il faudra débusquer la paix. Surtout ne pas éventer l’adresse, la garder en intime, car envahie elle perdrait ses degrés de chaleur. Il faudra bien observer l’aube, quand elle donne la parole à l’arbre. Il faudra savoir patienter pendant que la vigne mûrit ses fruits pour offrir, la saison venue, ses meilleurs raisins. Il faudra en oublier des distances confuses pour goûter le bonheur en douce par la porte toujours entrouverte. Il faudra rester debout dans ce reflet de lumière et prolonger l’été dans la maison toute habillée de tendresse. Il faudra tenir serré contre soi tous les émois comme on serre le châle qui entoure les épaules d'une caresse en mohair si fragile. Il faudra élaguer ce qui ne peut rester pour ne garder que la vie qui vagabonde comme l’eau des ruisseaux qui s’en vient désaltérer les mille petits bonheur. Il faudra se souvenir qu’apercevoir par la fenêtre la rosée du matin reste l’instant le plus tendre qu’il nous soit donné pour s’apaiser. Il faudra prendre du poème les mots et laisser le vent faire les semailles au gré des saisons à venir.


Texte M@claire©
Photo Net 


lundi 16 octobre 2017


Tu ne m’enlèveras pas ma robe
Tu ne feras pas glisser la fermeture éclaire le long de mon dos
Tu ne carresseras pas ma peau
Rien ne dansera sur elle
Ni tes mains ni ton empressement ni ton regard d’homme encore moins ton désir
Je serai seule ce soir quand je me déshabillerai
J’ai tout calfeutré dans ma mémoire
Les brocarts les damas les velours les couleurs vives et rares les étoffes joyeusement colorées
Ce matin j’ai enfilé ma petite robe noire
A pois blancs
Légère foncée sage à mon image
Noir comme un panneau d’aéroport
Blanc comme les heures d’arrivées et de départs qui s’affichent
Je n’arrive de nulle part
Je ne vais nulle part
Ma robe est plus étroite que ce grand panneau qui fait tourner les têtes
Vers l’avenir et les promesses de voyages
Ma robe me fige dans le présent
Qui annonce le futur
C’est un aveu
Un deuil

Texte et Photo M@claire©


vendredi 13 octobre 2017

Non plus écrire
Juste vomir
Tant les émois
Font secousses
Non plus écrire
Juste fermer
Tant le besoin
Se fait sentir
Non plus écrire
Juste tout jeter
Tant la douleur
Est immense
Non plus écrire
Juste partir
Tant l’urgence
Fait tempête
Non plus écrire
Juste ne pas relire
Tant le haut
Met si bas
Non plus écrire


Texte et Photo M@claire© - La porte de l'enfer - Détails- Musée Rodin






mercredi 11 octobre 2017


Il était le soir le bar faisait lumière
Rester un peu ici l’écouter sourire
Comme l’heure d’un possible
La lune est jaune comme une mangue
Sous la paume la rougeur de la joue
Des affleurements mieux que des mots
Ce fut une nuit avant les étoiles
Comme un collier de perles d'eau douce
Ses mains caresse d'homme
Enroulés de rires en cascade
Nos respirations jumelles
Les corps joyeux
Ses yeux sur mes seins
Mes mains sur ses reins
Dans un coin bleu du destin


Texte M@claire© Droits Réservés
Photo M@claire par Marco Helena ©  Droits Réservés





vendredi 6 octobre 2017



Il faudrait dire tant et ouvrir la fenêtre
Quand le silence pour réponse
Fait battre les volets
Il faudrait suivre les tracés des cours d’eau
Quand les chemins sinueux
Font s’évanouir le phare
Il faudrait oser regarder la douceur des étoiles
Quand le temps s'enfuit
Et que le moment venu
Il faudra se dire qu’on ne se prête pas
Quand on peut se donner


Texte et Photo M@claire© Droits Réservés


mercredi 4 octobre 2017



C’est pleine nuit mon amour, léger au loin, sur fond noir en rouge, ce cache-cache avec mes pupilles revient pour son rendez-vous nocturne. Cet insolent chiffre trouble mon sommeil déjà si léger de toi.
Il parle en nombre, annonce toujours le 3, parfois pousse son audace jusqu’à se faire accompagner d’autres, planqués derrière deux points. Comme une bande de copains décidés à conspirer en secondes, puisque tout est en compte à rebours.
Je le regarde ce chiffre 3, il est rouge comme du feu, comme un stop, comme une annonce. Je le questionne parfois silencieusement. Je ne l’évite plus, on se mesure du regard dans le profond de l’obscurité. Chacun muré obstinément dans son silence. C’est le défi de mes insomnies. 
Personne ne gagne. Si ce n’est le temps qui passe. Et mes cheveux plus blancs au matin. 
Les sentiers de mes nuits sont dérangés. Je remonte la couette sur ma nuit comme on garde l’espoir. Un autre Automne sans toi. 
C’est à cet instant que j’ai le plus froid.

Texte M@claire©
Photo net


mardi 3 octobre 2017

Du loin de moi j'essaye
Toutes ces notes à retenir
Peu de force pour la mélodie
Plus de chance avec la mélancolie
Et un mal au silence
Du bout de moi je souffle
Tous ces mots à revenir
Peu d'espoir
Il tombe le soir
J'ai froid encore


Texte  et Photo M@claire© Droits Réservés






vendredi 29 septembre 2017



Tant que je prends le risque de l’espérance
En avant sur la buée de la fenêtre mes avenirs sont projetés
J’ose même les ombres avec quand le soleil se dissipe
Si pour tout brûler j’allume le feu dans la cheminée il sera trop tôt dans la saison
Je reste dans le passage de l’émotion
Et mon attente prend mille couleurs
Je ne cesserai pas d'écrire car trop de mots ont rendez vous

Texte M@claire©


mercredi 27 septembre 2017

L'alchimie des morceaux de crayons
Transporte au temps des tableaux noirs craies blanches
Une partie d'étreinte sur les murs de grâce
Offerte en pâture entre tes doigts
Tout nous mélange sans dessous sans dessus
Un jour tu verras je t'offrirai mon rire aux éclats
Tu ne pourras pas le coucher sur ta feuille

Texte M@claire© Droits réservés
Photo net









mercredi 20 septembre 2017

Glamour
La grâce mystérieuse
La déclinaison de la femme
Une précieuse histoire
La pureté d'une ligne de conduite
Une sensualité toute particulière
Un passage
La séduisante sensation d'être
Glamour
Un temps incertain où reste suspendu des gourmandises
On s'approprie le contour du mot
Comme un héritage que chacun se choisit
Un recueil précieux
Glamour
Le mot ambassadeur exclusif des élégances féminines
Qu'une femme arbore jour et nuit
Indépendante et moderne
Sobre et divine
Simple et fluide
Je choisi ce bijoux de mot
Glamour
Un emblème
Une douceur
Une Poésie

Texte M@claire© Droits réservés
Photo Bert Stern©