samedi 17 février 2018



Cherche demeure
Avec mer en horizon
Sur la terrasse déborderaient
Des campanules folles
Quelques pots déposés là
Déjà un peu l’été
Une chaise oubliée
Rouillée de rosée matin
Trace émouvante d’une rêverie d’hier
Au seuil levant les yeux
Sur le mur de l’entrée
On lirait « Les Heures Claires »
Un nom pour ancrer les fugues
Fait pour retenir mes fragiles


Texte M@claire© Droits Réservés


mardi 13 février 2018

Ce matin sans le savoir vraiment sur l’écran défilent des dehors qui ne font plus si souvent écho. Ce jour un tempo s’impose sans fixer de consignes dans mon espace habitent seuls des mots. Écrits ici ou là, ailleurs, rayés, gommés, réécrits, avec des croix, dessinés dans les marges, fléchés parfois, griffonnés, parfois numérotés. En vrac. Aussi. En listes, des vertiges. Il y a les mots des autres, ceux des livres, des recueils, des dictionnaires, des œuvres complètes, puis il y a mes carnets, les gros, les marrants, les sobres, les très vieux et les tous neufs. Mes petits papiers, les post-it, les notes, les dos de cartes de visites, de la couleur, du blanc, partout je trouve ces mots qui me parlent, me souviennent, me reviennent, me cachent, me pleurent et me sourient. Ceux des auteurs, les miens, les leurs. Tout continue dans le poème qui s’écrit à l’intérieur, comme en extérieur. Un peu de bleu beaucoup d'eau. J’ai grand besoin d’épeler les vagues. 
C’est tout moi, vouée au rivage lorgnant toujours vers le large.

Texte M@claire© Droits Réservés


samedi 10 février 2018

Et si je laissais au monde des pages d’écriture sublime comme de fulgurantes comètes
Ecrire comme on part à la découverte d’ailleurs en soi
Ma raison n’est pas close je suis une rêveuse définitive
Je recèle de mots bijoux qui coulent en rivière à mon cou
Sans jamais accrocher ton regard
Prends garde je suis prête à tout
Je peux tout balancer mon avenir mon passé et ce qui grouille avec
Le médiocre le brillant le néant l’espace et même les étoiles
Ce sera une échappée belle dans un silencieux fracas.

Texte et Photo M@claire © Droits Réservés


samedi 3 février 2018

Bien sûr vous viendrez seul
On les devine vos guerres vos espoirs de conquêtes
Toutes ces terres lointaines si proches
Il suffit d’effleurer votre dos du regard
Y lire l’histoire d’un seul et même message
Quand passant par la lande vers une halte offerte
Vous venez dans la couche gouter
Ce rose pâle des lèvres entre’ ouvertes
Ce passage initiatique les yeux clos
Agenouillé sans enlever votre armure
Soudain l’air se fait rare dans un murmure elle supplie
« Pour vous je m’abandonne ici et maintenant »


Texte M@claire© Droits Réservés
Photo Net


jeudi 1 février 2018

Ma contribution  à la Revue en ligne "Lichen-Poésie"
dans le numéro 23 de ce mois de février 2018.


Merci à Elisée Bec  son directeur de publication


http://lichen-poesie.blogspot.fr/p/marie-claire-chouard_31.html



dimanche 28 janvier 2018


Il faudrait que ces quelques lignes commencent le jour par dire les plus incroyables mots. Je doute d'en être à la hauteur. A l’heure où le soleil pointe sur l’horizon je suis bien la seule à connaitre par cœur l’infinie tendresse de cet amour et ce cri qui ne cesse de déchirer mes silences. Un mantra pour la vie.
Tu dis que je mérite le plus bel amour, mon amour. Vois-tu je te dois presque plus que ce que tu me donnes. Je suis heureuse de cette force de nous en moi. C’est mon intime. L’ultime secret. Si facile à écrire. Jamais vécu. Nous n’avons rien partagé ni les heures de sommeils ni les grandes paresses du matin, ni les fous rires, ni les mains qui se tiennent scellées, ni les pas sur le sable, ni les feux de bois, ni les yeux dans les yeux, ni les lèvres qui s’affolent, ni les volets à repeindre, ni les fleurs qui se fanent, ni les joies des enfants, ni les cœurs qui s'envolent, ni les veillées, ni les combats, bien plus encore. Rien. Ce qui reste c’est le simple de nous. Celui du jadis, celui du temps de loin, celui du présent invisible, celui du futur improbable. Ce simple essentiel, où l’on se blottit tout contre. Un privilège pour vivre et rêver. Le temps de s’aimer nous aurions pu prendre ces rayons de lumière. Agrippés au cœur.
Dans une douce torpeur des mots aimants des mots d’amour des mots simples de vie partage. La vie.
N’imagine pas que les résistances et les impatiences empêcheront l’émerveillement.
Je te garde.

Texte M@claire© Droits Réservés



dimanche 21 janvier 2018



Oisive les pensées vides
S'endormir nue dans le fauteuil
Rassurant velours chaud comme un été
Se livrer au temps d’un pas fragile
Ton nom sur chaque feuille
Créant des rêveries autant de projets
Mais ce n’est rien tout au plus sans importance
En infini des pages de la vie qui passe
A grands galops furieux
Au loin la mer si bleue
L'encre de tes yeux
Si près le rouge des lèvres
Dans les environs de mon cœur
Tout un destin qui se sauve
Rapide et lentement en fragments
Comme le dernier morceau d'un puzzle
Peut-être même le dernier Phénix
Incapable de se poser tant il sait qu'il n'a jamais su
De contretemps en rendez-vous manqués
J’écrirai pour nous sauver encore un peu
Surement un jour plus que le vide
Il n’y aura plus rien même plus d'espoir


Texte M@claire© Droits Réservés

jeudi 18 janvier 2018



Il y a mille poèmes en nous
Écris un mot et tout s'éveille
Le ciel du matin est bien trop grand
Pour ne pas se sentir en vie
Le soleil sur le seuil n'attend que toi
L'hiver c'est la saison des mots
Et le soir quand la lumière se couche
Les silences allument des histoires
Alors les mots se frôlent en douce
Les poèmes s'unissent à la nuit
Dans un joli désordre


Texte M@claire© Droits Réservés
Photo Net 


samedi 13 janvier 2018



Au seuil de chaque soir
Il y a le crépuscule et l’ombre des fleurs sur la nappe
Le pain sur la table et l’odeur de la soupe
Tes mots me font asile et m’offrent chaleur
Comme toujours je m’y blottis
Au loin l'écho du clairon joue ses notes victoires
Dans le silence du champ de ruine
La nuit de nouveau recommencée
Il va faire encore froid
Je vais me remettre à coudre


Texte M@claire© Droits Réservés
Photo Net 


jeudi 11 janvier 2018

A force d’être une lutte qui ne cesse
D’être un port qui ne veut que la mer
Tant le fleuve l’envahit de sable
Tant la marée basse s’infiltre partout
Tant la vase cherche à être pérenne
La vie est inquiète
Devant toutes ces pesantes lourdeurs
J’oppose obstinément une vive douceur
Pour être à l’abri du temps
J’irai en pointillé peut être
Favorisant les escales
Prolongeant les partages
Communiant les silences
Dans cette insouciance de vie
Pendant qu’au jardin que borde en dentelle la mer
L’ Armérie maritime jouera le blanc du bonheur

Texte M@claire© Droits réservés
Photo Net