vendredi 15 décembre 2017



Il faudrait partir pour vérifier sur les collines qu’il se lève aussi
S’en aller avec un bagage vide comme on oublie exprès l’important
Pour au retour le remplir plus que son contenant
On imagine des souvenirs
Le rose des lauriers
De grands bruits de feuilles d’oliviers
Un peu de vent dans les cheveux
La mer si bleue à l’horizon
C’est mon tour d’avoir besoin de vous
Quand là-bas sur le chemin le soleil fait l’insolent
Et que le chat patiente dans ses caresses
Sur toute cette lumière d’hiver
L’amour dans chaque geste le mouvement encore un peu
Chaque pas fatigué
Il me semble que les mots
C’est un peu comme une maison en désordre
Je n’arrive plus à me trouver pertinente
A chaque tiroir à chaque placard ouvert tout est en vrac
Et cette tentation d’y retourner à chaque fois


Texte M@claire© Droits Réservés
Tableau Le chat à la fenêtre ouverte - Charles Camoin


samedi 9 décembre 2017



Et si je montais les escaliers. Sans savoir vraiment. Faire danser ma jupe, monter quatre à quatre. J’ai mis mes chaussures de tango. Les noires à petits talons. Pour aller plus vite. Il y a une musique qui entraîne. Celle-là qui fait le refrain de bonheur. Et cette envie. Qui fait pencher au bord. 
La rambarde sent la cire d’abeille. A loin la ville vaguement bruisse. Il fait nuit il fera jour. N’entendre plus que le cœur qui s’affole. Monter, y aller. Sans hésiter. Grimper les marches. Savoir que l’on va vers un essentiel. Une terre à conquérir. Comme un lieu indispensable. Dans mes poches un trésor. 
Le son de sa voix. Là, sous ma main. Ses baisers ses fureurs mes passions mes erreurs nos heures à nous. Les minutes se bousculent, les yeux s’aimantent, les mots silence. Les déplier les arracher les oublier. Laisser le voyage comme parenthèse. Lui faire toute la place. Léger et grave. Etre en vie. Je crois bien que je l’aime.


Texte M@claire© Droits Réservés
Photo Net

samedi 2 décembre 2017



Merci à la Revue en ligne Lichen-Poésie et à son directeur de publication 
Elisée Bec de m'offrir ce cadeau dans la revue numéro 21 de ce mois de décembre 


http://lichen-poesie.blogspot.fr/p/marie-claire-chouard.html





jeudi 30 novembre 2017

Tout me parle tout me souffle
Chaleur ardente sentiers poussières
Une danse conjuguée en enfance
Je ferme les yeux
Garder toute la beauté
Égrener en mantras
Mon Afrique au cœur
Ce souffle immense
Qui me permet d'adoucir l'idée
Que je reviendrai

Texte M@claire© Droits Réservés
Photo© Raymond Depardon Tchad, Ennedi/Ecole Ounianga-Kébir. 1979


lundi 27 novembre 2017

Loin des discours, toi qui aimais tant le simple et Montmartre
T'accompagner ce jour pour ton envol
Ce fut une belle cérémonie

" Mais pour toi et pour moi, merci et chapeau bas" 
Barbara 

M@claire©
Photo Marc Lagoutte  


samedi 25 novembre 2017



Rien ne va décidément Novembre. Déjà tu avais mal commencé. Je me demande ce qui t’a pris? Peut être l’automne t’a surpris trop vite ? 
Pour m’apaiser de tes vents tes pluies ton froid des arbres dénudés de la terre détrempée des fleurs fanées du ciel qui pleure des gelées matinales et pardessus tout de tous mes chagrins, je me suis levée tard ce matin. Puisque même ce jour tu as décidé de  me contrarier dans mes projets. Tu sais combien je peux composer et m’adapter. Je ne cherche jamais l’affrontement, tu sais par cœur combien je tiens avant tout à préserver l’harmonie. La douceur, mon équilibre. Tu y vas un peu fort Novembre et tu ne me ménages pas ces derniers jours. Je ne sais plus trop comment te parler j’ai bien peur que nous soyons presque brouillés et que nous n’ayons bientôt plus rien à nous dire. Dans 7 jours tu n’existeras plus, il ne te reste donc que quelques nuits et matins. Pense à te faire oublier, reste loin dans ton coin. Toi et moi savons bien qu’on se retrouvera dans un an. D’ici là, tâche de t’appliquer et de faire les efforts nécessaire pour revenir un peu plus bienveillant. Sache qu’entre temps je n’ai qu’une envie embrasser ma vie, manger du chocolat, plonger mon regard dans des yeux pétillants, caresser des mots caramels, me laisser envahir de soleil, entendre les rires de ma tribu et distribuer tout l’amour que j’ai en moi. Peut-être même me laisser enlacer. Prépare-toi Novembre je vais t’effacer gentiment. On m’attend plus loin.


Texte M@claire© Droits Réservés
Photo chipée sur la toile auteur inconnu 


mardi 21 novembre 2017

T'es-tu jamais demandé ce qui nourrit mon désir
Mes promenades ombrées
Mes rêves bleutés
Mes voyages lointains
Mes lenteurs africaines
C'est comme un lieu qui aurait avalé la lumière
La conscience vide le doute au bord l'envie tout près
L'urgence  assumée de nos corps
Une invitation à faire s'effacer les retenues
Le feu de nos heures exige nos défis
Le frisson de nos envies gagne sur le temps
Nous faisons nos mots en chemin
Les boussoles n'ont qu'à bien se tenir
Mes siestes sont bien plus belles
Quand tu devines le soleil  sur mon cou

Texte M@claire© Droits réservés
Tableau Charles Camoin


dimanche 19 novembre 2017



Gouttes d'eau en pluie
Col relevé jupe qui vole
Partons à Rome
Ciel délavé en bleu
Mains serrées pas cadencés
Flânons dans Rome
L'hiver aux portes
A plein poumons respirer
Dînons à Rome
Basilic et pâtes emmêlés
Un verre d' Avignonesi
Dormons à Rome
La folle lumière au loin
Une nuit à l'italienne
Fêtons nous à Rome


Texte et Photo M@claire © Villa Médicis Rome - Droits Réservés



jeudi 16 novembre 2017

En passant vite
Le temps nous additionne
Sous les ombrages

Texte et Photo M@claire© Droits réservés


dimanche 12 novembre 2017

Comme un baiser  à disparaître d’un cœur criblé d’absence
D'intimes secrets à peine murmurés en formules magiques diaboliques
Allez-vous-en ! Allez en vous !
Tout s’est effacé sur une grande respiration au réveil
Des mains le nid n’a jamais fait son unité
Cet amour n’ayant jamais rien eu de furieux
A la lumière du matin tout mouillé de pluie novembre
Il s’est emparé de moi l’envie de la vie définitive
La rencontre avec la clarté immuable
De la vie toute nue  
Vraie 
Dépouillée  
Simple  
Pure
Je me souviendrai quand il fera froid d’écrire
Que désormais il m’est impossible de parler de nous

Texte M@claire©
Tableau Luigi Rissolo - Tre pini - 1944