lundi 21 août 2017



C’est là, dans le chemin des arabesques. Des veines inventées. Puisque la nature fait s'éteindre l'arbre. Donner une vie nouvelle. Une chance. Une autre fois, une fois encore. Une histoire de carte, de bois, de racines et de vignes. Une autre manière de signer la vie. Mains rudes qui se faisaient plumes pour ancrer en mémoire. Une sculpture inachevée, le souci d’y porter la lumière. Parsemée d’ombres comme un passé retarde. Langage codé pour les longs vents d’hivers. Quand le cœur est seul ou désuni, le regard caresse posément ces sinueux motifs. Témoins de toi, mon père aux mille facettes. Passeur d’avenir dans un message rempli de miel du merisier.

Texte et Photo M@claire©  Droits Réservés - Une sculpture de mon père - Bois de Merisier


dimanche 20 août 2017

J’ai mis du rose j’ai mis du bleu
De l’argent et de l’or
Le blé de mes cheveux
Et sa moisson de blanc
Eloignons nous pour dérouler nos rêves
Prends doucement mes mains
Dans la conque des tiennes


Texte et Photo M@claire© Droits Réservés


jeudi 17 août 2017

Il y a de l’Automne dans le ciel. L’été recule doucement. Le lit. Six heures. Le silence de la rue. Murmures des rêves qui se frottent au réveil. Et puis et si. Châteaux en Espagne. Et puis ça et nous. Roméo et Juliette. Et puis depuis et toi. Tristan et Yseult. Tous ces bruits de passion, toutes ces guerres de raison. Qui s’en vont tournoyer l’imaginaire de légendes en ritournelles. Et puis. Une immense envie de paix. Fermer juste les secondes avec les yeux. S’en rendormir. Rêver longtemps. Si peu. Pourtant. Au second réveil, du sel au coin des yeux a tracé un fin sillon. Comme on trace un chemin.

 Texte et Photo M@claire© - Ciel à l'instant - Droits Réservés


samedi 12 août 2017

Et puis parce que le temps a figé sur le seuil la peine qui sépare
Ecouter la voix hors saison avec ces lueurs vives de folles lucioles
Qui laissent croire que parfois choisir les escales déportent de tous chagrins
Peut être soudain avoir la chance qu’un goût de miel lisse les mots sur les langues
S’en retenir au cœur comme une nomade trouverait le repos
Dans une douceur qui donne le tempo en oubliant un instant
Ça pourrait ressembler à des regards quand on ne dira rien de plus

Texte et Photo M@claire© - Abbaye de Beauport Côte D'Armor



jeudi 10 août 2017

Ajourer la serrure en oubliant les brèches
Faire un ourlet à la nuit
Comme on lance un charme
Pour ne pas voir loin essayer de rester
C’est peu le chemin
Le prendre malgré
Pour la mer
Pour des rêves inspirants
Pour les phrases jamais dites
Et la folle douceur
Sceller le peu qui restera
Se perdre au  ciel
Au bout de la confiance
Pour les mots de l’ami
Les mains de l’amant
Les hortensias dans le vent


Texte et Photo M@claire© - Abbaye de Beauport Côte D'Armor





lundi 7 août 2017

Tenir tout serré contre soi
Non pas un trésor
Une longue confidence
Son carnet de voyage de vie
Comme on tient sa feuille de route
Jour après jour y musarder pour témoigner
Délavé des temps de peines
Auréolé des folles passions
Dessiné de quelques fenêtres d'air
Parfumé de moments joies

Et avoir oublié tous les mots des rêves
Etre ici sûrement
Ne pas se dérober
Ne chuchoter que des choses à la mer
Les mots à l'envers
Les sons de travers

Regarder doucement pour ne pas se perdre
Et cette lumière qui appelle
Tes mots les autres de toute façon
Je n'ai plus rien
Alors humblement
Faire ce pas dépouillé et tenter d'être encore un peu belle
Très tard il sera temps d'aller vers les reflets bleus

Texte et Photo M@claire© Droits Réservés
























vendredi 4 août 2017

Quand le matin sonne tôt
C’est une absence dès l’aube
Qui revient avec la couleur du jour
A mentir trop d’envies tant promis
C’est comme griffonner à la hâte
Une langue étrangère
Nous avions adoré nos longues phrases
Toutes ces lignes en braille
Le gout de la nuit à plisser nos mains
Et fouiller nos sourires
Ces odeurs de risques aux rythmes colorés
Pour que nos regards agenouillés
Dans le soupir des étoiles
Sans plus toucher à rien
Communient dans l’envie du grand large
Le départ enfin à bout portant
Le quai à cette seconde
Improbables amarres larguées
Ne restent que  vagues salées
Le feu s’est éteint ce n’est que le soleil qui se lève
Personne ne s’est vraiment brûlé
Et les regards poursuivront demain

Texte M@claire© Droits Réservés
Photo Tsibin Konstantin ©





lundi 31 juillet 2017

Comme une lutte
Rester à rêver un peu
Désarmer demain

Texte M@claire© Droits réservés




jeudi 27 juillet 2017



Poser quelques mots en dilettante
Comme une visite confidentielle
N'avoir de souhait que de vivre les moments de vie
Dans le plus ordinaire
Une inclinaison vers le vent les fleurs le minéral la mer
La lecture les abandons la méditation le lâcher prise le repos
Pour le temps qui est là tout présent
Je n’ai pas envie de prendre la parole
Je n’ai pas besoin de reprendre mon souffle
Tous mes silences à dire n’ont plus aucune urgence


Texte M@claire© Droits Réservés
 Photo© Beaualalouche 


vendredi 21 juillet 2017



Je ferai cap à l’ouest
Je dormirai en terre marine
En mémoire la main pour une prière
Le frémissement du vent salé sur ma nuque
Des yeux je chercherai du côté de l’horizon
Ce qui est très au-delà et que je n’ai pas su dire
Bien avant que le soleil ne s’installe



Texte M@claire© Droits Réservés
Photo M@claire© - Musée Camille Claudel - Nogent sur Seine Juillet 2017